Vérifier l’oxygène lors de la mise en bouteille

Au terme de toute une année de travail à la vigne et au chai, voire deux ou plus, la mise en bouteille est loin d’être une simple formalité. Bien au contraire, l’oxygène enfermé en bouteille au moment du conditionnement va influencer la qualité du vin, sa durée de vie, sa couleur et ses arômes. Pour que cet impact ne devienne pas négatif, les quantités d’oxygène apportées au conditionnement doivent être limitées autant que possible, rappelle Jean-Baptiste Diéval, Application Developpement Manager chez Vinventions.

Pour cela, il faut toutefois pouvoir mesurer l’oxygène tout le long du processus. « La mise en bouteille ne se limite pas à une mesure. C’est tout un processus qui nécessite d’être contrôlé du début jusqu’à la fin. D’autant que l’on observe des variations assez importantes des niveaux d’oxygène apportés en début et en fin de mise par rapport au milieu de la mise ».

Pour éviter d’avoir ces variations, le recours à des procédures d’inertage efficaces est requis : inertage des circuits, avinage, maintien de la cuve de tirage sous gaz inerte, utilisation de mix de gaz inerte pour maintenir les teneurs en CO2 pour certains vins, etc. « Attention toutefois, insiste Jean-Baptiste Diéval, utiliser du gaz inerte n’est pas toujours synonyme d’un inertage efficace et complet. Les mesures nous montrent qu’il arrive assez souvent que ce que l’on pensait avoir inerté correctement ne l’est pas en réalité ».

Il est donc nécessaire de contrôler, par des mesures, les différents systèmes ou procédures employés, notamment les systèmes d’inertage des bouteilles vides ou de l’espace de tête. « L’espace de tête peut contenir plus de 50 % de l’oxygène total apporté au conditionnement. La vérification du bon fonctionnement du système d’inertage employé ne doit pas être négligée. Et son efficacité est particulièrement importante dans le cas des vins sous capsule à vis, puisque le niveau d’oxygène de l’espace de tête est souvent plus élevé du fait d’un volume plus important par rapport à celui des bouteilles bouchées avec un bouchon cylindrique ».

Visionnez la présentation complète de Jean Baptiste Diéval : Audit oxygène : révéler les sources de variation à l’embouteillage

Jean-Baptiste Diéval, de chez Nomacorc, a exposé certain des défis relatifs à la gestion de l’oxygène lors de l’embouteillage.

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Magali-Eve Koralewski


Enology Communication Manager

Œnologue spécialisée dans la communication et les médias, Magali-Eve Koralewski est responsable de la communication Œnologie pour Vinventions. A ce titre, elle gère notamment la communication de la marque Wine Quality Solutions et assure la rédaction du contenu technique de cette marque, du site web ainsi que des communications internes et externes.